SELECTION 2009____________

SELECTION 2008____________

SELECTION 2007____________

ARTISTES____________

COLLABORATEURS____________

 
       
   
 


/ Proposé par Dominique Marchès
AILLEURS _ Anne-Marie Filaire

 

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Bon voyage, Christrophe Pichon, journal d’exposition, 2006, Centre d’Art Contemporain, le Quartier, Quimper.

…/… Anne-Marie Filaire parcourt Israël et la Palestine en effectuant dans ses photographies panoramiques les relevés de la structure politique des territoires. Son travail photographique ne tient pas du reportage mais s’apparente à une attitude de documentariste. Ce qu’elle traque dans ses vastes panoramas ne relève pas d’un instantané ou d’une actualité livrée dans sa réalité brute. Au contraire, ses recherches consacrées aux paysages du Moyen-Orient, à travers l’évocation de lieux dans lesquels l’Histoire se construit sous nos yeux, nous donnent à lire l’événement en train de se produire.
...
Cette enquête minutieuse la conduit à traverser des frontières parfois tangibles, parfois invisibles, ou qui se matérialisent subitement à quelques mois d’intervalle. Ses photographies sont donc majoritairement consacrées à des entre-deux, des zones tampons dans lesquels, même si aucun habitant n’est présent, les traces de l’activité humaine saturent l’espace. /…


Sous la forme d’un constat, les images de l’artiste montrent avant tout la structure mouvante d’un territoire en évoquant le paysage dans sa dimension politique. Si sa volonté de revenir sur les mêmes lieux lui permet d’enregistrer les modifications des sites photographiés, elle constitue également un aller-retour entre plusieurs cultures. En ce sens, les images d’ Anne-Marie Filaire nous rappellent que le paysage est une construction humaine et que celui-ci réside peut-être dans la rencontre entre l’histoire d’un peuple et le regard d’un photographe.…/…

L‘art en temps de guerre. L‘exemple de la société israélienne, Itzhak Goldberg, entretien avec Serge Tisseron, 2005.

…/… Voilà quelques dernières images, une autre approche, avec une mise à distance étonnante. Anne Marie Filaire, une photographe française, montre des visions panoramiques de paysages urbains ou semi urbains dans les territoires occupés, à la lisière des villes et ou curieusement on constate une totale absence humaine, comme une disparition, comme si les personnages étaient gommés.


Le travail d‘Anne Marie Filaire, précis et rigoureux, permet de prendre le recul nécessaire face à l‘avalanche de photos qui traitent des zones de conflit.

Travail d‘une photographe qui se situe dans l‘urgence mais qui réussit à fixer toute la complexité d‘une situation qui pour le spectateur éloigné reste impossible à saisir. Travail d‘artiste surtout, car ces images panoramiques, qui refusent tout aspect anecdotique, réussissent à créer une sensation d‘un silence irréel, d‘un vide étrange.

À l‘opposé des procédés habituels où l‘expression dramatique trouve sa source dans les visages humains, Anne-Marie Filaire fait parler le paysage urbain où l‘absence de la population donne la sensation d‘une scène du théâtre avant ou après la représentation. Deux versions différentes, l‘une qui choisit le pathos et l‘engagement corporel avec Sigalit Landau et l‘autre la distanciation. Cris et chuchotements. …/…

 
       
 
 

 


AILLEURS
Anne-Marie Filaire



Jérusalem AbuDis,7 octobre 2004,
Tirage jet d'encre, 75 x 90 cm.

 
   
   
 
     
       
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/ Proposé par Claire Bresson
WELTSTADT NORDERSTEDT _ Kristine Thiemann

 
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Weltstadt Norderstedt ou « Norderstedt, ville métropole », n’accueillant pourtant que 1200 habitants par km². Norderstedt au nord d’Hambourg, ville natale de la photographe allemande Kristine Thiemann.

Dans le terme métropole, on entend ville regroupant d’importants centres de décision, de gestion et de transport ; un pôle urbain créant une dynamique d’évolution au sein de la société, une certaine modernité de civilisation en somme. Sera-t-on étonné alors d’apercevoir que dans la ville moderne de Norderstedt, un pasteur fait son office un téléphone portable à la main sous une lumière céleste, ou que des ambulanciers sont prêts à intervenir sur le secteur d’un Mac Donalds, ou qu’une assemblée d’hommes âgés presque nus et juchés sur des caddies semblent s’interroger sur la nature de l’âme auprès de carcasses de voitures ?


C’est une collaboration de trois années avec les habitants qui a permis à Kristine Thiemann de créer de petites scénettes à l'esthétique soignée, presque graphique, pour des situations parfois burlesques, parfois en dénonciation d’un environnement précaire.

Que deviendra cette boite à lettres jaune, à l’effigie du service public de la poste et télécommunications allemandes, qui annonce par la présence discrète d’un combiné rouge, un partenariat privé de la ville « au service des technologies et société de l’information », mais qui ne requérra apparemment plus l’existence d’un conteneur de la poste à cet endroit précis ? Quel peut être l’avenir de la Autoverwerters Kiesow, fourrière si légendaire dans la province d’Hambourg ? Faut-il prendre empreinte autant de cet icône H vert et jaune de l’arrêt de bus, que de ce sac de course avec l’inscription « de la jute et non du plastique », objet aujourd’hui démodé et non utilisé ?


Kristine Thieman recherche à communiquer de vraies fausses informations sur Norderstedt, qu’elle prétend riche de diversités et de mœurs évolués.

Non, les femmes ne sont pas derrière leurs fourneaux mais en train de bricoler sous la calandre d’une Ferrari.Oui, la mixité des peuples existe à Norderstedt et on peut suivre les prouesses sportives d’une famille sur un parcours de golf. Les entraîneurs des équipes municipales de baskets sont en costume lors d’un match et non en survêtement, et les joueuses s’enivrent d’affection mutuelle pendant l’échauffement. Des stars en lunettes noires s’arrêtent à l’Hotel Norderstedert Hof, et des hommes en capuche se retrouvent dans la pénombre au devant du sex-shop Erotic Discount Center.

 
       
 
 
 
   

 


WELTSTADT NORDERSTEDT
Kristine Thiemann

Sans titre , 2002
Tirage argentique couleur, 110 x 150 cm

   
       
       
   
     
       
  2008___________________________________________________________________________________  
 


/ Proposé par Sophie Brossais
URBAN ARBORETUM _ Lucas Jodogne

 
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Urban Arboretum est une série de photographies ayant pour objet non l'arbre dans les parcs et arboretums, mais l'arbre urbain, cet arbre devant lequel nous passons quotidiennement et qui pourtant passe inaperçu devant notre regard. Lui, cependant, est confronté quotidiennement à un environnement évoluant à un rythme qui le dépasse. Parmi les immeubles, les câbles électriques et les tableaux d'affichage continuellement changeants, il demeure souvent comme une présence déplacée. La façon dont nous le traitons ne correspond point à l'image romantique que nous avons de l'arbre. La série Urban Arboretum focalise l'arbre dans ses diverses fonctions et dans la relation aliénée que nous entretenons avec lui.

Etre vivant, toujours en mouvement, toujours différent, pour le photographe l'arbre n'en est pas moins un objet aussi inerte qu'une nature morte. Les caractéristiques intrinsèques au thème effacent dès lors bon nombre de problèmes photographique, en particulier les problèmes si typiques de la photographie citadine. L'arbre en tant qu'objet possède une structure interne puissante et variée, ce qui rend superflue toute mise en scène. Un arbre circonscrit quasi immédiatement un espace qui l'entoure, de manière à rendre évident le cadrage.

 


Un arbre ayant toujours la même apparence, de quelque côté qu'on l'approche, le photographe ne doit plus se soucier d'opter pour une prise de vue frontale ou latérale. Libéré de ces contraintes, le photographe semble pouvoir se consacrer entièrement à l'aspect purement visuel de la représentation, aux effets de lumière sur les feuilles et sur l'écorce, au jeu des ombres, à la texture de l'épreuve, aux qualités du papier photographique.

Dans l'oeuvre de Lucas Jodogne cependant, ce ne sont pas ces caractéristiques visuelles de l'arbre et de la photo qui sautent à l'oeil. Tout paradoxalement, ce sont précisément la mise en scène, le cadrage et la position de l'objectif par rapport au sujet qui partagent la vedette dans ses photos. Ce n'est pas que Lucas Jodogne ait opté pour un système bien déterminé et rigoureusement soutenu de bout en bout, et qu'il aurait appliqué à un décor citadin qui, fragmentaire, désintégré et chaotique, ne s'y prête guère, souvent même pas du tout. Ce qu'il fait, c'est inverser la logique à laquelle on s'attend dans ce projet. Le spectateur, en effet, a l'impression que le facteur structurant de l'image est moins l'arbre que le décor dans lequel celui-ci a trouvé sa place, fortuitement ou non. En d'autres termes, Lucas Jodogne ne met pas la figure au centre, mais l'arrière-plan, pour emprunter le jargon technique propre à son art.

 


Chez lui, il s'agit donc bel et bien de cadrer, de mettre en scène, de choisir un angle et ce en fonction du paysage; l'arbre n'est représenté qu'apparemment divers.
Cette diversité -chaque arbre est photographié d'une manière différente-, est la continuation logique du recul tout aussi logique de la figure dans l'arrière-plan, procédé inhérent à la photographie d'arbres dans un contexte urbain.

Cette approche du sujet aurait pu réduire l'arbre à l'état d'anecdote, de couleur locale fortuitement glanée. Or, chez Lucas Jodogne, tel n'est pas le cas. Car cet artiste met en évidence avant tout l'intégration de l'arbre dans le paysage, contrairement à nombre de contemporains qui thématisent la confrontation entre la nature et la culture. Dans son oeuvre, l'arbre autour duquel tout évolue, ne se trouve pas littéralement au centre de l'image. Lucas Jodogne ne photographie pas des arbres sans plus, mais des arbres dans leur appartenance aux paysages citadins. Désormais inutile, dès lors, d'expliciter le thème de la série : c'est l'arbre lui-même qui change la photo entière, et c'est là que réside sa fonction essentielle.

 
       
 
 

 


URBAN ARBORETUM
Lucas Jodogne



Tree shading a Tree, Chinatowm Busstation, Kuala Lumpur, 2001.
156 x 206 cm

 
   
   
 
     
       
  2008______________________________________________________________________________________  
 


/ Proposé par Claire Bresson
JEUDI AUJOURD'HUI _ Valérie Villeu

 

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Valérie Villeu, par sa profession d'infirmière libérale, s'est rendue il y a quelques années chez Mme D. pour lui apporter des soins. Mme D. vivait seule et était atteinte de la maladie d’Alzheimer. L’état d’abandon dans lequel se trouvait son appartement faisait étrangement écho à son état mental : rempli de manques, de cassures, de trous. Chaque pièce, chaque objet avait subi les dégâts de sa dérive solitaire : désordonnés, cassés, abîmés, incomplets, ils parlaient pourtant de façon intime, de ce qu’avait du être cette personne, son goût pour la décoration, la couture.

" Un jour, l’après midi avait dû être le simulacre d’une réception, vous aviez préparé quatre sous tasses avec des cigarettes russes et un carré de chocolat. Quel fantôme vous avait rendu visite ? A qui était destiné ce festin ? La vision de ces préparatifs m’avait bouleversée, j’y voyais là l’amusement d’une enfant jouant à la dînette, mais une enfant croyant à un jeu qu’elle ne quitterait pas.


La répétition de gestes certainement mille fois accomplis mais destinés à un autre monde.".

Lors de ses visites chez Mme D., Valérie Villieu trouve, calant une porte, enfoui dans ses habits, 7 petits agendas, qui la firent parcourir 34 ans de sa vie. Rien de profondément intime, seulement des annotations sur des habits à récupérer au pressing, des noms de chanteurs qu’elle devait aimer, des mesures pour réaliser ses travaux de couture. Et puis au fil des agendas, les informations se raréfient, l’écriture devient malhabile et des notes montrent l’apparition des troubles de la mémoire.

La solitude y est extrême, la volonté de s’accrocher au réel perceptible. La lecture de tous ces calepins a convaincue la photographe de mettre en lumière l'histoire de cette femme, de la souffrance que cette maladie génère.


Dans un but parallèle aussi de communiquer sur la prise en charge de ces personnes, afin qu'elle soit plus humaine, mieux adaptée, et toujours à l’écoute de l’individu.

" Je pense souvent que nous vous entretenons, bien sûr vous mangez, bien sûr vous êtes propre, et puis ? Cela suffit-il à une vie ? La télévision semble rassurer bon nombre de soignants et auxiliaires de vie qui visitent les personnes âgées. Vous n’échappez pas aux séries télévisées, parfois violentes devant lesquelles je vous trouve, perturbée, envahie par ce que l’écran vous impose.

Certains vous la laisse la nuit… pensent-ils qu ‘elle peut être un remède au vide, ou est-ce la solitude qu’on laisse derrière nous en fermant votre porte qu’ils ne supportent pas ? Que penser de ce soignant surpris en train de vous donner à manger avec un casque sur les oreilles ? "

 
       
 
 

 


JEUDI
AUJOURD'HUI
Valérie Villeu



Jeudi Aujourd’hui, 2004-2006.
Tirage lambda, 50 x 75 cm.
Agenda 1996, 2004-2006.
Tirage lambda, 15 x 21 cm.

 
   
   
 
 
 
       
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/ Proposé par Claire Bresson
FORMASÁGOK_ Krisztina Erdei

 

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Antal Jokesz, Photographe et commissaire d’exposition indépendant, 2005.

« S’il existe une sorte de « boom numérique » dans les communications visuelles, qui se manifeste par la prolifération d’images, le travail de Krisztina Erdei peut y être placé. On discerne à l’arrière-plan de son travail, une vision sur l’état actuel de la civilisation est-européenne, qui n'est pas basée sur l'expérience du développement mais plus sur le sentiment de stagnation et d'éventualités. L’autre dimension quand à l’interprétation de sa photographie concerne la personnalité des sujets par une approche sensorielle et un intérêt pour leur environnement. Ils ont en commun ce concept de liberté propre à Krisztina Erdei, sensibilité si caractéristique chez cette photographe qui s’évertue à photographier à partir de son identité féminine, saveur particulière qui nous démontre une nouvelle fois qu’à ce jour nous ne pouvons débattre de la génération actuelle de l’est sans auparavant inclure l’image de la femme dans le monde. »


Krisztina Erdei, 2007.

« Une partie de mon travail présente une géographie de tous les jours sur notre génération actuelle. Une autre partie décrit la pensée de la vie rurale, de l'humeur tangible aux hobbies du jardin. Enfin, je reviens sur « la culture du plastique » qui offre un paysage coloré par ces objets d'après pays socialistes venant de l’Occident mais fabriqué à l'Est. Ce travail réalisé entre 2003 et 2007 présente des personnages complexes, certains se veulent réactionnaires à une imperceptible tradition, celle-ci régissant la vie d’autres, comme celle de leurs aînés. Ce qui différencie les deux générations est le symbole controversé de cet environnement publicitaire qui est passé d’une simple illustration à une attraction visuelle sensationnelle.

Pour offrir le résultat d’un amateur en photographie, j’ai souhaité obtenir un travail tiré par un laboratoire de production de masse, ce qui redouble l’effet d’immédiateté dans le tirage.

 


Dans la plupart des cas, les images sont créées par le fonctionnement conjoint entre éventualité et habitude, voir usure. Je recherche moins à montrer une image burlesque qu’à présenter le dessous de l’emballage où l’on pressent une certaine gravité.

Mon travail s’éloigne du documentaire dans un aspect structurel, et se rapproche du subjectif car il représente une vision et non une étude de cas. Par ma formation en philosophie et politologie, je ne peux axer mon documentaire subjectif en recueillant des informations sur un champ prédéfini comme pour une étude de cas. Je me résous facilement à transgresser les limites de la science sur l’humanité en utilisant le concept d’improvisation systématique. Je recherche à créer un résultat sur la capture d’un instant en axant sur les détails du récit réel, car je ne suis pas intéressée par un compréhensible rationnel. Je donne chance à l’accident en recherchant des mouvements, des actes, une narration.
»

 
       
 
 

 


FORMASÁGOK
Krisztina Erdei


2005.05.05 - 17:15 - Budapest, 2005.
70 x 100 cm

 
   
   
 
 
 
       
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/ Proposé par Claire Bresson
ABOUT DECLINE _ Gaël Bonnefon

 

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Voici un monde usé, tendu, éreinté, mais qui ne meurt pas. Un univers qui demeure agonisant, comme un éternel crépuscule. Des personnages fatigués évoluent avec force dans des paysages adipeux aux couleurs saturées. Des lumières rasantes dépeignent ceux qui, d’une banalité inexpressive, deviennent un idéal. Gaël Bonnefon retrace dans ses images cette tension humaine qui induit l’idée de l’effort, l’état de menace d’une rupture, un relâchement sous-jacent.

Non pas comme un acte réfléchi mais pour décrire une simple appréhension de l’existence. Les sujets sont écrasés par une lumière offensive, entourés par un environnement devenu irréel, voir métaphorique, les révélant dans une intensité physiologique latente.


Dans ce journal ouvert à l’atmosphère dramaturgique, le photographe réclame pourtant notre éveil à s’émouvoir de la rage de vivre sans contraintes des protagonistes, incontestablement parce qu’ils possèdent cette même force, cette même violence contenue mais présente. Ils explorent le même univers, ils le partagent jusqu’au bout, sans précaution aucune semble-t-il. Aux limites de la jouissance, de l’éloignement, de l’absence.

L’usage fréquent du contre-jour et de la surexposition altère de même la perception des choses. Les personnages semblent perdre leur visage, on ne voit plus qu’une masse aux formes humaines. Puis les lieux nous deviennent familiers, comme autant d’espaces ou instants lumineux et rassurants au milieu d’un brossage paradoxal de début de siècle finissant. Mais sans attitude morale, ni jugement. Juste conjuguer au fil des prises de vues le hasard, le risque, l’inconscience, le désir.


Observateur d’un quotidien énigmatique, Gaël Bonnefon relate dans ses images sa proximité envers ces héros d’un ailleurs flottant, héros qui dans un sursaut se réveillent dans un noir et blanc pur ou errent dans une lumière déclinante. About Decline est le travail d’une année qui sillonne des situations possibles et inconscientes pour une fiction sur des lieux nomades, des personnages en perdition, des évènements qui échappent à toute analyse.

Le mélange de décors et corps offre une forme brute qui nous oblige, plus que les images qui prétendent documenter, à nous intéresser à la réalité de ce que nous voyons, fragments d’un visible semblant innocent.

 

 
       
 
 

 


ABOUT DECLINE
Gaël Bonnefon



Sans Titre, 2007.
Tirage argentique, 20 x 30 cm.

 
   
   
 
 
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